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Le dopage un sujet tabou dans le milieu du sport

Le dopage un sujet tabou dans le milieu du sport

Dans le sport, le dopage est la pratique consistant à absorber des substances chimiques ou à utiliser des actes médicaux définis par des organismes ad hoc afin d’augmenter les performances physiques et mentales d’un sportif. A ne pas confondre avec les compléments alimentaires qui sont des sources concentrées de nutriments, c’est à dire de vitamines et de sels minéraux de substances à but nutritionnel ou physiologique, ou de plantes et de préparations de plantes qui ont pour objectifs de pallier les carences du régime alimentaire régulier du sportif.

Le dopage une pratique ancienne. 

Le dopage est une pratique ancienne, qui semble être née en même temps que les premières compétitions sportives. Dans les Jeux Olympiques antiques, l’alcool était prohibé. Un juge placé à l’entrée des stades reniflait l’haleine des compétiteurs… Une méthode assez originale et qui s’avérait être efficace si le « renifleur » n’était pas lui-même un peu alcoolisé.
Le premier cas moderne avéré remonte à 1865 : des nageurs à Amsterdam. A la même époque, le vin Mariani ; qui était du vin de Bordeaux aromatisé avec des feuilles de coca ; était conseillé aux sportifs afin de booster leurs performances.
Depuis 1968 et la première suspension d’un athlète olympique, contrôlé positif a l’alcool, le dopage est devenu un fléau des Jeux Olympiques. Des champions pincés comme Ben Johnson ou Marion Jones ont fini par jeter le doute sur l’ensemble des performances.
Le CIO s’est donc lancé dans une course-poursuite contre les tricheurs et les apprentis sorciers, toujours à la pointe de la science. En témoigne ce reportage très intéressant, ICARE (ICARUS), étant l’histoire d’un journaliste, Bryan Fogel, souhaitant découvrir le secret du dopage dans le sport, qui au cours de son expérience rencontre un scientifique Russe transformant l’histoire en l’un des plus gros scandale des Jeux Olympique (Russie 2014)… Un documentaire, disponible sur Netflix que je vous recommande fortement.
On considère que le dopage s’est professionnalisé et généralisé dans certains sports à la fin des années 1950 et au début des années 1960 avec l’arrivée de produits hormonales (hormone de croissance ou corticoïdes).
Dans les années 1960, sur l’épreuve d’athlétisme du 100 mètres, les performances connaissent une énorme progression avant de se stabiliser dans les années 1970-80. Les performances redécollent à partir des années 1980, soit au moment où l’EPO et de nouvelles hormones, anabolisant et produits indétectables sont mis sur le marché.

Les différents cas de dopage

A la suite du décès, en pleine course, du cycliste Danois, tout juste âgée de 22 ans, aux JO de Rome en 1960, la fédération internationale de cyclisme effectue des contrôles officieux sur les cyclistes sélectionnés aux JO de Tokyo en 1964. Ces résultats n’ont jamais été divulgues mais, à Mexico, en 1968 le CIO officialise les contrôles anti-dopage et oblige les femmes à se soumettre à des tests de féminités.
Pour éviter les contrôles positifs aux JO de Montréal, les Soviétiques installes sur le Saint-Laurent, un bateau laboratoire, dont l’objectif était de vérifier les échantillons d’urine des sportifs soviétiques avant dès les engager dans les compétitions.

C’est uniquement en 1989, que le CIO met en place les contrôles inopinés.

En 1996 la fédération internationale d’haltérophilie annule tous les records du monde en changeant les catégories de poids car il était avéré qu’ils avaient tous été obtenus par dopage.
En 1998, un scandale éclabousse le Tour de France, avec le soigneur de l’équipe cycliste Festina, dont Richard Virenque faisait partie, est interpellé à la frontière en possession de 500 doses de produits dopants et stupéfiants dont 235 ampoules d’EPO. Le grand public découvre alors l’étendue de ces pratiques dopantes.
Lors de recherche effectuée en 2000 menées sur les échantillons d’urine congelés des coureurs du Tour de France 98, le laboratoire national du dépistage du dopage estime qu’il est hautement possible qu’il pourrait retrouver des traces d’EPO sur un nombre élevé des 102 échantillons, voir même sur tous.
A la suite de cette affaire, les contrôles sont renforces et la France se dote d’une loi antidopage plus contraignante.
Plusieurs affaires de dopage suivront notamment en Italie dans le cyclisme, le procès de la Juventus, dont Zidane faisait partie, l’affaire Lance Armstrong ou l’affaire des veuves du Calcio et aux États-Unis dans le domaine du Baseball, Athlétisme, Boxe, Cyclisme, Football Américain. Ou encore plus récemment, dans l’affaire du combat entre Anthony Joshua et Jarrell Miller, ce dernier étant contrôlé positif au HGH et EPO.
Associé aux contrôles inopinés, le suivi longitudinal des sportifs semblait être l’arme la plus efficace pour lutter contre le dopage et ses pratiques masquantes, puisqu’il permet non plus de détecter les produits dopants, mais une modification anormale de la physiologie du sportif.

Le dopage un problème complexe

Le dopage est un problème complexe et très controversé. L’enjeu économique et politique est énorme, car depuis une quinzaine d’années, des capitaux importants sont investis dans le sport.
Le surmenage et le déracinement des sportifs les obligent à trouver des moyens de tenir physiquement et moralement. Le sportif doit gagner et la pression des Clubs et des autres sportifs est très importante.

  • Un rapport publié par le CNRS donne 6 raisons de se doper :

- Accroitre le potentiel aérobie : augmenter l’oxygénation des muscles

- Augmenter la puissance musculaire

- Diminuer la sensation de fatigue

- Opérer des modifications morphologiques

- Lutter contre le stress

- Masquer la prise de médicaments en diluant les urines

  • Les 5 classes de produits dopants :

Déterminées par le CIO, le 17 Juin 1998, 5 classes de produits sont interdits. (Liste non exhaustive)

1) Les stimulants qui réduisent la sensation de fatigue physique (amphétamines, cocaïnes, caféine…)

2) Les narcotiques, naturels ou synthétiques qui diminuent la sensation de douleur (morphine, héroïne, méthadone…)

3) Les agents anabolisants qui entrainent une augmentation de la force et de la puissance des muscles et qui sont divises en 2 classes :

  • les stéroïdes anabolisants (testostérone, nandrolone, stanozolol…)
  • les bêta-2 agonistes

4) Les diurétiques qui sont utilisés pour perdre du poids et diluer les produits dopants ingérés.

5) Les hormones peptidiques et glycoprotéiques et analogues qui favorisent le développement de la masse musculaire (HGC, Hormone de croissance.

  • Les méthodes interdites :

- Le dopage sanguin c’est-à-dire l’administration de sang et de globules rouges.

- Les manipulations pharmalogiques, chimique ou physique dont le rôle est de modifier les échantillons d’urines collectes pour les contrôles.

  • Les classes de substances soumises à certaines restrictions :

- Alcool

- Marijuana

- Anesthésiques locaux

- Corticostéroïdes qui diminuent les inflammations. L’utilisation locale ou par injection intra-auriculaire est seule autorisée.

- Bétabloquants qui abaissent le rythme cardiaque.

Il n’existe pas de liste exhaustive des produits dopants, mais de plus en plus de médicaments, utilises dans des pathologies particulières, sont détournés de leur rôle initial pour être utilises par les sportifs, en particulier les substances qui facilitent le transport de l’oxygène et augmentent la masse musculaire.

Conclusion

Le dopage reste un problème complexe,soif de performance et de réussite, l’investissement de capitaux important, pousse l’athlète à toujours faire plus.
Cependant il ne faut pas oublier que les risque pour la sante existe et sont bien présent. Je vous invite à visionner ce témoignage.
Les sportifs mettent leur vie en danger. Les effets nocifs dépendent de nombreux paramètres : nature des substances consommées, durée de consommation, les conditions d’administration et l’état général du sportif.
Les sportifs de niveau régional ou national sont exposés à des risques plus élevés et plus immédiats que les sportifs de niveau international, car ils sont souvent moins bien suivis médicalement et n’ont pas les moyens d’acheter des produits de bonne qualité.

Les problèmes de santé les plus préoccupants sont :

  • Les conséquences des associations médicamenteuses : en effet les sportifs ont besoin de plusieurs produits pour améliorer leurs performances et ne tiennent pas en compte des interactions
  • La pharmacodépendance certaines substances telles que la caféine, les amphétamines, la cocaïne, le cannabis.
  • Les troubles psychologiques et du comportement induits en particulier par les stéroïdes anabolisants.

Attention tout de même à ne pas confondre dopage et compléments alimentaires qui sont 2 choses totalement distinctes et différentes.
Il ne faut pas oublier que le sport est reconnu comme étant une activité saine servant à promouvoir la santé.

Bien qu’influencé par plusieurs facteurs tels que l’apparence corporelle, l’influence des pairs, les habitudes de consommations ainsi que la commercialisation de plusieurs produits visant à augmenter la performance, la consommation de produits dopants peut paraitre attrayants, mais à quel prix !



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